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Où en est l'esprit d'aventure ? |
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Parmi toutes les formes d’escalade, la pratique sur SAE (structure artificielle d’escalade) occupe la première place. L’important développement des SAE, ces dernières années, et maintenant, leur implantation dans les villes moyennes ne peuvent qu’inciter et favoriser cette pratique. Incontestablement, elle présente des aspects sportifs très positifs non négligeables qu’il faut continuer à soutenir. Toutefois, la SAE n’offre pas toutes les richesses, les subtilités des sites naturels, nous en sommes bien conscients. Or l’escalade « out-doors » semble avoir perdu un peu de son intérêt, elle se limite souvent à des falaises dites « sportives » d’une à deux longueurs équipées. Ne vivons nous pas une certaine forme réductrice de l’escalade ?
De tout temps le CAF (FFCAM) a favorisé, encouragé et formé ses membres à la pratique des activités se déroulant en montagne mais aussi par son implantation en plaine, l’escalade, le VTT et la randonnée. Depuis toujours il se bat pour préserver l’accès aux sites de pratique dans le strict respect du milieu naturel, il éduque ses membres dans cet esprit. L’espace naturel est bien le lieu privilégié des activités sportives de notre fédération.
En respectant le choix de chacun, car il n’est pas question de « forcer » mais bien d’INCITER les membres des clubs, de sortir plus souvent de la SAE. ● D’aller régulièrement sur des sites naturels dès que la météo le permet, ● De s’engager dans des grandes voies équipées ou non afin de vivre de grandes aventures, de nouvelles sensations, de renouveler sans cesse son plaisir dans des sites « fabuleux »... de créer en soi une bibliothèque d’images inoubliables… et de devenir un passionné générateur de passion ! Afin d’ouvrir le portail à d’autres cafistes, vers d’autres aventures cette fois en haute montagne ! L’incitation doit être faite au sein des clubs par l’initiation ou le perfectionnement à l’escalade en terrain d’aventure.
Fort de ce constat, la M.J.C. de Fleurey-sur-Ouche avec sa section du C.A.F.O.D. a entrepris d’aménager la falaise de Mâlain dans un esprit orienté sur les activités de montagne. Le premier élément de base qui prédispose le site à cette destination, c’est évidemment le granit qui compose ses parois : une aubaine au royaume du calcaire et à 400 km des Alpes. Le relief du rocher est en effet typique : fissures, dalles et surplombs avec le même grain de roche que sur les illustres parois alpines. Au plan de « l’école d’aventure », le caractère sauvage du site se prête particulièrement à l’apprentissage en milieu naturel « non aseptisé » : c’est un lieu polyvalent ouvert à des pratiques multiples. On y apprend à adapter son comportement à ses observations et à sa connaissance du terrain. Quelques cas concrets : l’humidité de certaines voies permet l’adaptation de sa technique. Par endroits, le sol en forte déclivité nécessite de la cordée des reflexes d’auto-assurance. Certaines zones soumises à ravinement méritent une attention particulière. Même le terrain « pourri » existe (roches mêlées de grès et de granit) – en faible proportion heureusement – qui permet d’y tester son sens de la répartition du poids. Ces « accidents de terrain », bien que minoritaires, font la richesse du site de Mâlain car ils sont d’un intérêt pédagogique évident. Enfin, voici un autre apprentissage que ce site autorise : le camping sauvage sportif en vue de déterminer le poids et l’encombrement idéal de son bivouac.
Tous les niveaux de difficulté devraient être représentés : du 4e au 7e degré (initiation, confirmé et perfectionnement). L’existence de voies de haute-performance (8e degré) n’est pas impossible non plus. La qualification de l’intérêt du site relève vraisemblablement du niveau régional au regard du nombre de voies et de l’éventail des techniques qu’il autorise : en voie équipée, sur coinceurs, parcours de montagne, cascade de glace par hivers rigoureux…
● Le niveau bas, dénommé « la crique » : Comporte 18 voies de 4 à 9 mètres aménagées de manière spécifique pour permettre la « découverte » de l’activité (points d’ancrage rapprochés, relais de démonstration…). ● Le niveau haut, « la salle à manger » ; comporte 19 voies de 7 à 10 mètres.
● Dénommé « la grande paroi » : Peut accueillir 70 voies généralement très hautes (jusqu’à 35 mètres). Par ailleurs, un parcours de montagne trouve ici son tracé naturel.
● « la plage » : Permettrait la réalisation de 30 voies moyennant l’assèchement des marécages situés au pied des voies. Par ailleurs, les ruissellements sur la paroi autorisent, par hivers rigoureux, la pratique de l’escalade sur cascade de glace. |
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